đ Le livre qui m’a fait rire… se passe principalement dans des toilettes de centre commercial.
Par ces journĂ©es de chaleur oĂč le cerveau tourne un peu au ralenti, j’avais envie d’une lecture lĂ©gĂšre. Je suis tombĂ©e sur « Le liseur du 6h27 » de Jean-Paul Didierlaurent.
Un petit roman qui se dévore en quelques heures, drÎle, tendre, poétique, avec cette capacité à rendre extraordinaires des gens parfaitement ordinaires.
Mon passage prĂ©fĂ©rĂ© ? Celui consacrĂ©… Ă une dame pipi.
Oui, oui. đ
à travers son regard, les toilettes publiques deviennent un formidable observatoire de la nature humaine. Elle classe les bruits, écoute les confidences, analyse les comportements et découvre que derriÚre chaque porte fermée se cache une histoire.
Et le plus savoureux est sans doute le livre d’or laissĂ© Ă la sortie.
On y trouve : đ les enthousiastes : « Bravo pour la propretĂ© ! » ; đ les perfectionnistes qui suggĂšrent un autre savon ou un papier plus doux ; đ les philosophes ; đ …et bien sĂ»r les haters, qui existent dĂ©cidĂ©ment partout, mĂȘme Ă la sortie des WC. đ
AprĂšs mon expĂ©rience rĂ©cente au G7 oĂč je parlais du rĂŽle souvent invisible des hĂŽtes et hĂŽtesses d’accueil, ce passage m’a fait sourire.
Il nous rappelle que derriĂšre chaque mĂ©tier de service, il y a une personne qui observe, Ă©coute, encaisse parfois les frustrations… mais qui voit aussi dĂ©filer toute l’humanitĂ©.
Au fond, peu importe notre mĂ©tier, notre Ăąge, notre statut ou notre compte en banque…
đ» Nous sommes tous Ă©gaux devant la porte des toilettes.
Et chacun vit ce moment trĂšs… personnel Ă sa maniĂšre.
Comme quoi, il suffit parfois de changer de point de vue pour regarder autrement un mĂ©tier que l’on croyait connaĂźtre.









