Aujourd’hui, j’ai reçu une nouvelle réponse négative.
Encore une.
Cette fois-ci, j’y croyais vraiment.
J’avais pris le temps d’adapter mon CV, ma lettre et mes réponses aux questions de motivation. Le poste concernait la coordination de programmes et l’animation de communauté.
Je pensais au moins décrocher un entretien.
Même pas.
Depuis deux ans, je cherche à comprendre ce qui ne fonctionne pas.
Je participe aux accompagnements de France Travail. Je demande des conseils. Je retravaille mon CV.
Et pourtant, même là, les avis divergent.
Chaque consultant semble avoir sa propre vision du CV idéal.
Un CV chronologique. Un CV par compétences. Un CV plus court. Un CV plus détaillé. Un CV optimisé pour les ATS. Un CV plus humain.
Alors cette fois-ci, j’avais encore essayé une nouvelle version, censée mieux passer les filtres.
Sans plus de succès.
Ce qui me frappe le plus dans cette recherche d’emploi, ce n’est pas tant les refus.
C’est l’absence totale de retour.
Je ne sais pas ce qui manque. Je ne sais pas ce qui inquiète. Je ne sais pas ce qui ne correspond pas.
Et sans feedback honnête, comment progresser ?
Ce qui me laisse perplexe, c’est ce paradoxe.
On me demande bénévolement :
– d’accompagner des entrepreneurs,
– de donner des cours,
– d’animer des groupes de codéveloppement,
– de coordonner des projets,
– de partager mon expérience.
Mais lorsqu’il s’agit d’un emploi rémunéré, tout cela semble soudain ne plus avoir de valeur.
Je ne comprends pas.
À 52 ans, je parle quatre langues.
J’ai accompagné plus de 800 entrepreneurs.
J’ai travaillé dans le marketing, la gestion de projet, la formation, le mentorat.
Je continue à apprendre, à me former et à m’engager dans des projets qui ont du sens.
Et pourtant, j’ai parfois l’impression qu’aux yeux du marché du travail, je suis devenue invisible.
Je ne cherche pas la compassion.
Je cherche simplement à comprendre pourquoi des compétences reconnues dans le bénévolat, l’accompagnement ou les missions ponctuelles semblent si difficiles à reconnaître dans le cadre d’un emploi.
Il me reste encore une quinzaine d’années de vie professionnelle.
Quinze ans.
Quand on y réfléchit, quinze ans, c’est le temps de développer une activité, d’accompagner des centaines de personnes, de transmettre une expertise et de contribuer durablement à la réussite d’une organisation.
Je ne cherche pas à changer d’entreprise tous les deux ans ni à courir après le prochain titre sur une carte de visite.
Je cherche une structure dans laquelle m’investir, partager mon expérience, continuer à apprendre et construire dans la durée.
C’est peut-être cela qui me surprend le plus aujourd’hui.
J’ai encore l’énergie, les compétences et l’envie de contribuer.
Mais j’ai de plus en plus de mal à obtenir simplement l’occasion de le démontrer.
Comment faire quand on a encore tant à donner, mais qu’on ne vous laisse même pas l’occasion de le montrer ?
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Merci pour tous les commentaires et la bienveillance, mais aucuns recruteurs ne m’a contactés 🙁





