«  Le miroir aux alouettes »de l’expatriation 

Beaucoup d’articles parlent des bienfaits sur une carrière des personnes qui partent travailler à l’étranger. Mais cela n’est valable que pour celui qui part « travailler » pour en entreprise en expatriation. Pas pour le conjoint qui suit et qui se retrouve sans travail rémunéré et valorisé.

Car faire le choix de partir est un choix de famille mais le conjoint qui suit n’est pas moins performant professionnellement parce qu’il/elle est parti.

Nous avons toujours le même diplôme, la même expérience professionnelle mais en plus nous avons la capacité/devoir de s’adapter et d’adapter la famille à un nouvel environnement sans le cadre rassurant de l’entreprise.

Et pourtant lorsque l’on recherche un emploi dans un pays étranger les quelques mois qu’il a fallu pour adapter, organiser notre nouvelle vie sont un frein, sans compter bien sur la langue car même si vous parlez plusieurs langues, il faudra toujours parler parfaitement la langue du pays pour être recruté localement.

L’expérience et la maturité que nous avons pu acquérir pour s’adapter à ce nouvel environnement n’est absolument pas valorisé par les recruteurs.

Alors aujourd’hui souvent je me pose la question, est ce que l’expatriation est un plus ?

Au niveau personnel, je peux répondre oui absolument mais professionnellement cela ne m’a jamais permis de trouver un travail.

Je sais que quand j’ai eu la possibilité d’obtenir une entretien d’embauche, j’ai été à chaque fois recruté car mon expérience de vie m’a permis de me remettre en question, d’analyser mes forces et faiblesses et de savoir exactement ce que je peux proposer à une entreprise et ce que je recherche d’un entreprise pour que la relation soit vraiment Win-win.

Mais bien sur il faut arriver à l’entretien, ce qui est loin d’être évident car les recruteurs lisent d’abord le CV et ne voient que des expériences professionnelles diverses (sans forcement de lien entre elles puisque dépendant du lieu de résidence).

Et pourtant je ne perds pas espoir, je continue de me former, de réfléchir à de nouveaux projets parce que ce n’est pas parce que l’on est Maman/Femme au foyer à l’étranger que nous sommes inactives, nous sommes de vrai « Home Manager/ Logistic Manager» avec une vraie force de caractère et une grande volonté car en plus de ne pas être rémunéré, le travail n’est pas valorisé. Mais nous gardons notre motivation quoiqu’il arrive (et cela devrait être vraiment un plus pour les recruteurs, avoir une personne qui sait maintenir sa motivation et son plaisir de travailler quelque soit les circonstances).