đ€ Mon G7 Ă moi : 47h30 debout, beaucoup de soleil, quelques cafĂ©s et de belles rencontres.
Quand on pense au G7, on imagine souvent les chefs d’Ătat, les nĂ©gociations internationales ou les grands hĂŽtels.
Mon G7 Ă moi s’est dĂ©roulĂ© Ă la CitĂ© de l’Eau de Publier, au centre d’accrĂ©ditation puis au centre de presse avancĂ©.
J’ai acceptĂ© cette mission de 5 jours par curiositĂ©. Pour sortir de ma zone de confort, voir autre chose, rencontrer des personnes d’horizons diffĂ©rents et dĂ©couvrir les coulisses d’un Ă©vĂ©nement international.
RecrutĂ©e par Byblos Shine, mandatĂ©e par le MinistĂšre pour fournir les Ă©quipes d’accueil, j’ai rejoint plus d’une centaine d’hĂŽtes et hĂŽtesses mobilisĂ©s sur diffĂ©rents sites.
Les trois premiers jours ont Ă©tĂ© consacrĂ©s aux accrĂ©ditations, avant l’ouverture officielle du sommet. De longues journĂ©es (8h-19h), mais finalement assez calmes. Le nombre de visiteurs attendus avait sans doute Ă©tĂ© surestimĂ©. RĂ©sultat : nous avons eu beaucoup de temps pour Ă©changer entre collĂšgues.
Puis direction le parking des navettes presse.
9 heures debout.
En extérieur.
En pleine canicule.
J’ai dĂ©veloppĂ© une immense admiration pour les agents de sĂ©curitĂ©, les forces de l’ordre, les personnels d’accueil et tous ceux dont le mĂ©tier consiste Ă rester debout toute la journĂ©e.
Mention spĂ©ciale aux chaussures confortables, aux fontaines d’eau et aux toilettes situĂ©es Ă proximitĂ©. On rĂ©alise vite leur importance. đ
Mais ce qui m’a le plus marquĂ©e n’est pas l’organisation ni la mĂ©tĂ©o.
C’est le regard portĂ© sur les hĂŽtes et hĂŽtesses.
J’ai parfois eu l’impression que certaines personnes considĂ©raient que si nous Ă©tions lĂ pour accueillir, orienter ou renseigner, nous n’avions rien d’autre Ă apporter. Certains prestataires ou membres des Ă©quipes voisines ont mis plusieurs jours avant simplement de nous adresser la parole.
Pourtant, dans notre équipe, il y avait des profils incroyablement variés :
âš un crĂ©ateur de vĂȘtements
âš un ancien concierge d’hĂŽtel de luxe
⚠des personnes ayant travaillé sur le protocole des Jeux Olympiques
⚠des étudiants en communication politique
âš des professionnels en reconversion
âš des chercheurs d’emploi expĂ©rimentĂ©s
âš et mĂȘme une CMO qui finance son prochain projet solidaire grĂące Ă cette mission đ
Comme souvent, derriĂšre un badge se cache une histoire que l’on ne soupçonne pas.
Au final, je n’ai rencontrĂ© ni ministre ni personnalitĂ© internationale.
Mais j’ai rencontrĂ© des femmes et des hommes qui cherchent leur place, qui travaillent dur, qui acceptent des missions parfois physiques, parfois rĂ©pĂ©titives, tout en gardant leur sourire.
Et cela valait largement le déplacement.
Cette mission m’a aussi rappelĂ© qu’aucun travail n’est « petit ». Ătre utile, accueillir, orienter, rassurer, rĂ©pondre aux questions : ce sont des contributions discrĂštes mais essentielles au bon fonctionnement d’un Ă©vĂ©nement.
Je retiens surtout les rencontres, les discussions sur les entreprises qui recrutent dans le Chablais, les parcours de vie, les projets futurs et cette impression agrĂ©able d’avoir Ă©tĂ© utile Ă mon Ă©chelle.
Et cerise sur le gĂąteau : ce salaire contribuera Ă financer une partie de mon prochain voyage solidaire au BĂ©nin en novembre. Mais ça, je vous en reparlerai Ă la rentrĂ©e. đ
PS : Si vous connaissez des missions d’accueil, d’Ă©vĂ©nementiel, de coordination ou de support dans le Chablais, Ă Milan ou Ă Bruxelles, je suis preneuse. Pourquoi ces rĂ©gions ? Tout simplement parce que j’y ai un point de chute. Parce qu’Ă 13 ⏠brut de l’heure, le logement coĂ»te parfois plus cher que la mission elle-mĂȘme ! đ







