​Aujourd’hui, j’ai reçu deux réponses négatives. Rien d’exceptionnel en soi (ça doit être la 350eme), sauf que cette fois, j’y croyais vraiment plus.
​D’un côté, une mission en association où le projet m’animait au point d’accepter un tarif junior. De l’autre, un poste de « mouton à cinq pattes » mêlant communication, vidéo 3D et marketing. Dans les deux cas, le même retour : un profil jugé « solaire », « dynamique », « top ». Mais un profil qui, au final, ne rentre pas dans la case.

​C’est un constat étrange : mon expérience et mon autonomie sont des atouts majeurs pour le bénévolat ou les missions solidaires, mais semblent devenir des freins dès qu’il s’agit d’un engagement salarié. On me dit que mon passé d’indépendante fait peur, ou que mon profil hybride déroute ici, entre le Chablais et le Lac Majeur.

​Pourtant, je refuse l’immobilisme. Je termine un parcours au CAVILAM – Alliance Française pour enseigner le FLE, j’aide Enabling Rural Opportunity Network (ERONet) avec la mise à jour de son site internet et je m’investis auprès de l’association AGIRabcd avec l’espoir de partir prochainement en mission. Si tout va bien, je partirai en novembre au Bénin avec Planète Urgence — j’attends les résultats des élections pour des questions de sécurité, ce qui me laisse le temps d’économiser pour financer moi-même ce projet.

​Car c’est aussi cela, la réalité : je suis prête à investir financièrement pour être utile sur le terrain.
Aujourd’hui m’interroge sur l’utilité d’investir à nouveau dans un Master sur le Fundrising. Il correspond à ce qui semble être très utile pour travailler dans une fondation ou une association, mais j’ai peur que les mêmes freins m’empêchent encore de trouver du travail après ce master.
J’ai déjà suivi un cursus de Product Management chez OpenClassrooms, un investissement important qui n’a finalement flatté que mon ego sans m’ouvrir de portes.

​Je refuse de croire que c’est une question d’âge. Je constate simplement la difficulté de faire tenir un parcours riche, adaptable et résilient dans des critères de recrutement qui semblent parfois déconnectés de la réalité de terrain.

​C’est un simple constat. Celui d’une volonté qui ne demande qu’à s’ancrer dans un projet concret, ici ou ailleurs.