Aujourd’hui, j’ai brĂ»lĂ© mon carnet de pensĂ©es.

Je l’avais commencĂ© en novembre 2020, pendant le deuxiĂšme confinement.
Un carnet de doutes, de rĂȘves, de remises en question, de phrases inspirantes griffonnĂ©es pour tenir.

Ces deux derniĂšres annĂ©es, j’y ai moins Ă©crit. Moins ressenti le besoin.
Et ce matin, en le relisant, j’ai mesurĂ© le chemin parcouru depuis 5 ans.

J’y ai retrouvĂ© cette phrase de Gandhi, que je vous offre pour 2026 :

« C’est l’action et non le fruit de l’action qui importe
 »

Et elle m’a rappelĂ© une autre, de Pablo Neruda :
« Si tu n’escalades jamais la montagne, tu ne pourras jamais profiter du paysage. »

Ces phrases m’ont percutĂ©e.

Parce que la vie, ce n’est pas une ligne droite.
Surtout quand on a quittĂ© un job qui, sur le papier, Ă©tait idĂ©al
 sans imaginer Ă  quel point il serait difficile d’en retrouver un.

Surtout quand on traverse le syndrome du nid vide :
mes garçons travaillent, ma fille termine ses Ă©tudes, et mĂȘme s’ils sont partis jeunes, ils revenaient souvent.
Aujourd’hui, ils reviennent surtout pour NoĂ«l et un peu l’étĂ©.

Et quand on cherche un travail depuis longtemps, ces deux rĂ©alitĂ©s s’additionnent.
Et parfois, le sentiment d’inutilitĂ© s’invite. Fort.

Oui, en 2025, j’ai voyagĂ©.
Oui, j’ai fait du bĂ©nĂ©volat, du volontariat, des missions qui avaient du sens.
Mais il faut apprendre à ne pas se laisser submerger. À rester debout. À continuer.

Et ce matin, j’ai choisi ça :
đŸ”„ Continuer.
đŸ”„ Croire encore.
đŸ”„ Agir, mĂȘme sans garantie de rĂ©sultat.

Pour 2026, je me souhaite — et je vous souhaite — de pouvoir admirer le paysage.
Et d’avoir l’envie (et la possibilitĂ©) d’en admirer d’autres.

Et je souhaite aussi que celles et ceux qui sont dans une situation similaire Ă  la mienne puissent retrouver leur place.

Non, les plus de 50 ans ne sont pas “trop chers”.
(À titre perso : mon dernier salaire Ă©tait de 40k brut/an.)
Oui, nous avons parfois des besoins de télétravail plus importants.
Mais nous avons aussi la maturitĂ©, l’autonomie, l’expĂ©rience, l’adaptabilitĂ©.

On parle beaucoup de “comment manager la Gen Z”.
Et si on se challengeait aussi à mieux intégrer la génération 50+ ?

On a grandi avec les révolutions technologiques.
On sait s’adapter.
Et on a encore tellement Ă  transmettre.

✹ Bonne annĂ©e Ă  vous.
✹ Bonne annĂ©e Ă  nous.